Samedi 14 novembre 2009

Avant-hier j’ai appris que le papa d’une de mes amies était décédé.

 

Cette amie je ne l’ai pas vu depuis 4 ans parce qu’on s’était engueulé. Je ne sais même plus trop pourquoi mais je crois que on avait pris des chemins de vie différents. Elle s’installait en couple, je m’envolais pour des nouvelles aventures. Elle rêvait de stabilité, de routine, je rêvais du contraire. Elle a été ma meilleure amie pendant quelques années. Du moins, elle était ma confidente. On s’envoyait des lettres qui pouvaient faire cinq copies doubles sans problème. Je ne sais même plus ce qu’on se racontait … Je sais qu’on se plaignait beaucoup du célibat mais qu’on se disait des choses très personnelles. C’était la seule avec qui j’arrivais à parler autant. Je ne lui avais pas dit que j’étais gay, elle ne le sait toujours pas.

Je l’aimais beaucoup car je la sentais différente elle aussi. Je savais et elle me l’exprimait avec nos mots de l’époque qu’elle avait une douleur intérieure. Je ne sais toujours pas aujourd’hui vraiment ce qu’elle avait. Je pense que le décès de sa mère très jeune y était beaucoup. Son père alcoolique devait avoir sa part de responsabilité aussi. On était différents, on avait des caractères de merde et on n’était pas beaucoup aimé.

Elle avait un look affreux, pas de look en fait. Elle portait des choses beaucoup trop grandes pour elle. Un jour elle m’avait dit que ce n’était quasiment que de la récupération … Dans sa chambre, il y avait des posters de dauphins partout, des photos de chiens. Elle passait pour la vraie beauf. Elle l’était et en plus elle n’était pas jolie. Non on ne l’aimait pas beaucoup.

Moi j’étais presque que avec des filles. J’étais très timide, très mal dans ma peau, je me posais déjà beaucoup de questions, là où on attend d’un garçon qu’il soit macho, « je-m’en-foutiste » et je n’avais pas de look moi non plus. Je ne portais pas de marques car ça coutait trop cher et que ma mère trouvait ça vraiment débile. On ne m’aimait pas beaucoup non plus.

Je crois que c’est pour ça qu’écrire nous faisait tant de bien. On pouvait enfin être nous sans se dire que l’autre allait nous juger, nous critiquer. Ca faisait du bien.

Elle a eu des doutes concernant notre amitié pendant un moment. Elle se sentait amoureuse. Elle ne me l’a dit que longtemps après mais je l’avais senti et je crois que c’est là qu’on a commencé à se perdre de vue pour finalement s’engueuler. On s’est fait beaucoup de mal sur la fin. Mais je tiens encore beaucoup à elle. Je n’ai jamais voulu reprendre contact malgré qu’elle l’ait essayé plusieurs fois. Ca me semblait insensé. C’est du passé. On n’est plus pareil, on n’a plus toutes ces choses qui nous rassemblaient. Je lui ai dit tout ça. Je lui ai dit que nos lettres n’auraient plus de sens aujourd’hui. Nos conneries non plus. Je lui ai dit que je voulais garder ça en mémoire et non pas une relation platonique sur Facebook ou par mail où l’on se raconterait nos vies en 10 linges tous les 3 mois.

CE passé nous appartient et plus personne ne pourra nous le prendre. Je sais qu’aujourd’hui on ne pourra plus s’étouffer en fumant des cigarettes dans un parc craignos de la ville (en sachant que c’était le seul endroit où on ne risquait pas de rencontrer quelqu’un que l’on connaissait) , qu’on ne pourra plus essayer de fumer des allumettes, qu’on ne pourra plus jamais être trop content en s’achetant un macdo alors que nos parents nous avaient donné de l’argent pour aller au cinéma, qu’on ne pourra plus jamais se foutre de la gueule des « réputés » du lycée en cachette, qu’on ne pourra plus jamais se passer des petits mots en cours pour se dire des choses existentielles comme «  j’en ai marre », « j’ai faim », « T’as mis quoi à la question 5 ? », … Bref toutes ces choses ça sera « à nous » et « que nous » pour toujours.

 

 

 

 

 

Bref … J’ai donc appris par une autre amie que son papa était décédé. J’ai été très perturbé et en ai encore fait des cauchemars. Je savais que son papa était malade depuis des années. L’alcool l’avait tué. J’allais dire «  la vie l’a tué aussi » mais ça serait un pléonasme. Je dois donc plutôt dire «  sa vie de merde a accéléré sa mort ». Je l’aimais bien. Je ne l’ai pas vu souvent. C’était aussi un vrai beauf. Le genre de mec qui ressemble aux personnages des « Deschiens ». Mais il était gentil. Il respirait une certaine joie de vie quant son visage, son corps laissaient clairement apparaître la maladie, la souffrance et toutes les douleurs de la vie. Ca me touche et ça m’a beaucoup fait réfléchir à mon rapport à la mort.

 

J’ai presque un quart de siècle et j’ai eu la chance de ne pas encore avoir été confronté à la mort. C’est une chance et une malchance. Ma mère a perdu toute sa famille avant que je naisse ou alors que j’étais bébé. Ces deux parents sont morts très jeunes et à quelques mois d’intervalle. Je ne sais rien d’eux. Ca a toujours été un sujet tabou. Je me dis souvent que j’aurais besoin de savoir et que ma mère serait sans doute contente de m’en parler. Mais je n’y arrive pas. Elle n’y arrive pas. Etrange. La seule chose que je sais, je l’ai lu dans un journal intime de ma mère que j’avais retrouvé dans un grenier. J’y avais alors appris que mon grand-père frappait ma grand-mère devant ma mère … Je me souviens que de ça de ce journal intime. J’avais du le lire à 12 ans. Je ne l’avais jamais écrit et là ça me fait très bizarre de dire ça … Je voudrais savoir exactement mais je refuse de forcer ma mère à me parler de tout ça, ça serait trop douloureux pour elle je pense. Bref, je divague …

 

La première fois que j’ai été confronté à la mort, c’était en CM2. Le dernier jour d’école. Mon meilleur ami est rentré chez lui. Il a retrouvé son père pendu dans le garage. C’est ma mère qui me l’a appris le lendemain. Je me rappelle que je ne comprenais pas tout. Ca me paraissait irréel. J’avais mis du temps à comprendre et ça m’avait traumatisé. (Comment ça «  se pendre » ? Je n’avais aucune idée de ce que ça voulait dire de se pendre). A partir de là, j’ai toujours eu peur de la mort. Bizarrement, les personnes que j’ai connu et qui sont mortes se sont quasiment toutes suicidées « mais » c’était toujours des personnes éloignées. Du moins des personnes que je ne connaissais que peu. Le mari de ma cousine qui s’est pendu à un arbre du jardin en laissant ces deux petits dans la maison. L’ex mari de ma marraine qui s’est jeté en voiture dans un fleuve, …

Sauf mon voisin qui est mort « naturellement ». La vieillesse. Je me souviens de l’enterrement car j’étais très mal. Tous ces gens tristes … J’avais l’impression d’avaler toutes ces douleurs et elles me tétanisaient. Je me rappelle que je me suis retrouvé devant le cercueil à faire je ne sais quel signe de croix avec je ne sais quel objet. Je ne comprenais rien. Je me rappelle que sa femme m’a serré dans ses bras et qu’elle pleurait. Je voyais toutes ces personnes âgées tristes mais je sentais qu’elles étaient habituées aux enterrements. Je sentais que quelque part elles se demandaient quand viendraient leur tour pour que cet enfer des enterrements en chaîne s’arrête …

 

            La mort me fait peur. J’ai peur pour moi. J’ai peur pour les autres. Je n’ai aucune idée de la réaction que j’aurais quand cela arrivera.  Je ne sais même pas si je serais capable d’aller à l’enterrement d’un proche. Je sais que personne – sauf peut être les croyants – est en mesure d’expliquer la mort mais je ne comprends pas comment on peut alors surmonter ça. « Pas le choix » certainement. Il paraît que la peur de la mort est une maladie du siècle et de nos sociétés dites occidentales. Allons.

 

Cette peur m’a donc rendu difficile la tâche d’écrire une lettre à mon amie. J’ai donc fait simple et en quelques lignes. Lui disant que je ne voulais surtout pas qu’elle pense que cette lettre venait d’un sentiment de pitié, que j’étais incapable de lui dire quoi que ce soit de concret pour l’aider, que je pouvais juste lui offrir mon écoute et surtout la possibilité de se défouler sur le papier si elle en avait besoin. Je ne lui ai pas dit que cela ne signifiait pas que je souhaitais reprendre contact mais je pense qu’elle le comprendra … Je lui propose juste de replonger dans une période lointaine le temps d’une lettre. Redevenir une adolescente, cracher sa rage sur le papier, pour pouvoir un peu affronter ce qu’on avait pas prévu à l’époque : les choses encore plus dures que les maux d’adolescents …

 

Merci car je me suis mis à poil devant vous dans cet article ... J'en avais besoin.

Par Jerem
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Mercredi 11 novembre 2009


Source : http://www.sensitif.fr/pdf/sensitif40.pdf
Par Jerem
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Mardi 10 novembre 2009

Je ne devrais pas écrire tout de suite. Tu me le dis sur MSN : « repose-toi ! Pense à toi et ce que tu veux vraiment ». Je sais mais j’y arrive pas … Là pour le coup on peut le dire je suis complètement paumé !!

 

Je viens de passer 3 heures chez un inconnu à écouter son monologue où il me propose (impose ?) un stage. Un stage loin d’être inintéressant … Surtout que si son discours est vrai il m’assure un travail jusque 2015 … dans la musique mondiale et surtout africaine ! Je devrais sauter de joie peut être … Mais non j’y arrive pas ! Est-ce que c’est vraiment ça que j’ai envie de faire ? Est-ce que je me vois partir autant de temps loin de tout le monde ? Est-ce que je fais des études pour ça ?

 

Je ne sais plus ce que je veux … Je sais d’ailleurs pas trop si je l’ai déjà su. Il faut que je poste un article que j’ai écrit en début d’année car il s’accorde bien avec celui là ! [edit : cf. article du dessous]

Je ne veux pas avoir à me poser ces questions ! Je ne les fuis pas mais finalement plus je me pose des questions moins je sais … Plus je veux avancer plus j’ai l’impression de reculer … Comme si mon cerveau était complètement bloqué. J’ai envie de bouger mais est ce que j’ai envie de bouger à tout prix et pour si longtemps ? Je ne m’en sens pas capable. Là je me sens déjà pas mal seul, ma famille, mes amis qui sont loin me manquent terriblement depuis que je suis ici. Alors à l’autre bout du monde ? Je ne crois pas être assez fort pour ça et prendre conscience de ça n’est pas facile …De toute façon le discours du type ne m’a pas convaincu à 100 % et je ne crois pas qu’on est sur la même longueur d’onde …

Et j’avoue (honteusement) avoir pensé pendant ces 3 heures : « ça veut dire que tu n’auras pas de copain pendant tout ce temps et que tu t’enfermes dans un milieu où les gays sont loin d’être accepté »  (euphémisme). Bref, je me compliquerai encore les choses …

 

Là j’ai envie de pleurer … Alors que rien ne va mal … La fatigue peut être et l’après coup du week-end … J’ai toujours du mal à passer de «  plusieurs jours très entourés » à «  seul face à moi-même » …

 

Rajoutons à ça que depuis quelques semaines je me suis remis intensivement aux sites de rencontre. Au début c’était chouette, nouvelle ville = de nouvelles personnes avec qui discuter … Puis là j’en arrive au constat : Putain, je ne suis pas près de trouver quelqu’un … Je ne sais pas si je suis difficile ou pas, mais il ya quelque chose qui cloche avec moi.

Qu’on ne me dise pas d’arrêter de chercher, que ça viendra tout seul. Qu’on me dise pas «  mais essaye au moins », j’ai essayé ! Je ne dois pas être fait pour ça tout simplement. J’aimerais tellement me contenter de «  peu », de baiser pour être bien mais ce n’est pas le cas. Je ne veux pas ça.

Là j’aurais besoin de lui pour blablater pendant des heures sur mes doutes, mes inquiétudes, mon stress, ma peur, mes emmerdes … Je voudrais qu’il me dise «  t’inquiètes tout va bien se passer et au moins tu sais que je suis là ».  Je sais on dirait un dialogue et une histoire digne d’un livre Arlequin. Mais comme je m’en suis rendu compte il y a peu (et que je n’avouerai à personne que je vois au  quotidien) : je crois encore au prince charmant. Je sais que c’est triste à mon âge et surtout vu ma situation, mais pour me rassurer je me dis qu’y croire m’aide à supporter  ça. Je parle beaucoup de ça sur ce blog ou sur MSN ce qui laisse penser que je bloque totalement là-dessus. Mais au contraire, je n’en parle jamais en réel. Je crois que même que pour les gens c’est devenu tabou. Personne ne me demande si je suis maqué. Comme si c’était une évidence que 1) j’ai horreur de cette question ou/et 2) ils savent déjà la réponse.

Ca me convient qu’on ne m’en parle pas mais au fond je ne crois pas que ça soit très bon signe pour moi.

 

Là, j’ai envie de m’endormir et d’arriver à être plus léger. Moins réfléchir, être bête et me contenter de vivre comme tout le monde. Je crois que ça n’arrivera jamais et parfois ça me décourage … C’est dans ces cas là que je me lamente ici ou ailleurs, désolé.

Par Jerem
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Mardi 10 novembre 2009
(article qui date de septembre je crois )

 

Depuis quelques jours, j’ai un cafard monstre. Je fais tout pour le nier et pour essayer de passer au dessus de ça ... Mais c’est un échec jusqu'à présent. Donc je tente d’affronter la réalité. Je sais bien au fond ce qui ne va pas, ce qui m’inquiète. Pourquoi je dors si mal.

J’ai peur. Me dire que c’est ma dernière année d’étude, ma dernière année en tant qu’étudiant, me terrifie. Je sais que malgré tous les efforts possibles et inimaginables, cette année s’annonce compliquée à gérer. Ca y’est : je ne peux plus me permettre de laisser passer l’année scolaire en me disant qu’il en reste d’autres après ... Non, c’est terminé. Dernière rentrée, derniers instants d’insouciance ... Certains – beaucoup- ne sont pas d’accord avec moi à ce sujet.

En effet, je dis souvent (quand ça va pas trop mal) que malgré toutes les enmerdes qui accompagnent le statut étudiant, on a quand même une vie pas trop mauvaise ... On a pas beaucoup de thunes, certes. Mais quand même suffisamment pour pouvoir se permettre de faire un paquet de choses. On a pas de familles, pas d’impératifs, ... On sait que on est pas tout seul. Je dis pas que tous les étudiants ont la belle vie, loin de là, je sais que certains en chient royalement et sont même obligés d’arrêter leurs études ... Mais moi et mon entourage on a les parents derrière en cas de besoin, on a nos petites bourses. J’ai dû demander deux fois de l’argent à ma mère en 5 ans d’études mais je savais toujours qu’elle était derrière moi. J’ai fait des boulots de merde les étés, j’en ai royalement chié mais ça en valait la peine car ça me permettait de passer une année pas trop stressante après ... (ça aussi j’ai conscience de la chance que j’ai eu, je sais pour l’avoir vu l’année dernière que les boulots saisonniers ne se trouvent pas égalitairement dans toutes les régions de France).

 

Bref, les études c’est aussi tout un paquet de rencontres. Des bonnes, des neutres, des inutiles, des éphémères, des affreuses, des sincères, ... Mais on est putain de vivant quand même pendant tout ce temps là et surtout à part deux mois à la fin de l’année, ça nous évite d’avoir à penser à notre futur.

 

Et puis pour quelqu’un qui comme moi a eu la chance de faire des études qui l’ont passionné, c’est encore plus le bonheur. (Je parle d’avant le master bien sûr).

 

Alors oui là j’ai peur ... Je fais mon malin à dire que après le master je veux faire le tour du monde ... Ou en tout cas voyager avant de peut être me poser en France (ou ailleurs) avec un boulot. Mais là je vois que je n’ai plus d’argent de coté, que finalement peut être que je me plante totalement, que je suis dans une utopie totale. Et surtout, je me demande si j’en aurais les couilles ... Je suis perdu.

Aucun schéma de vie ne m’attire. Rentrer chez ma mère en cherchant du boulot serait pour moi un gros échec et surtout un retour à la case 0 que je ne supporterai pas. Trouver un boulot de merde pour pouvoir continuer à vivre une vie d’étudiante avec les autres me semble être un moyen de retarder encore l’échéance. Trouver un boulot qui me plait me paraît impossible dans la société actuelle tant je suis en désaccord avec tout. Partir ? Oui mais où ? Pourquoi faire ? Encore ?

 

Je crois que finalement je ne veux pas grandir. Je veux rester un grand ado qui aussi révolté qu’il soit, arrive à se retrouver dans une société qui le dégoûte puisque il est bien entouré, qu’il rencontre des gens comme lui ... et qui, surtout, a besoin de croire que après ça sera bien ... mieux. Je ne veux pas affronter tout ça. Je ne veux pas avoir à penser à tout ça ... Je veux encore croire qu’un jour je trouverais ma place quelque part et que je n’aurais pu envie d’en bouger. Je ne veux pas me dire que finalement ma place n’est nulle part et que pourtant je vais devoir prendre un de ces chemins car on n’en a pas le choix.

Voilà sans doute pourquoi j’ai horreur de vieillir. Peut être que certains comprendraient mieux pourquoi ça m’arrive de dire que je suis vieux à 23 piges ... Parce que pour moi être vieux ça veut juste dire tout ça. Je veux pas.

 


Par Jerem
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Samedi 31 octobre 2009

Je voulais essayer de remettre à jour mon blog. J’ai tout un tas de conneries que j’ai écrit cet été mais finalement la relecture me donne pas envie de les remettre. C’est dépassé et totalement hors contexte donc sans intérêt. J’efface.

 

Je voulais essayer d’écrire. Cette soirée s’y prête. Tout seul un samedi soir encore en train de décuver la veille après avoir regarder un film dit gay «  Shelter ». (Concernant ce film, on va faire simple : ça se regarde quand on aura rien d’autre à faire sinon … impression d’avoir vu ce film 150 fois sur M6 sauf que là c’est deux homos. Ca a le mérite d’exister).

Bref du coup, j’ai médité aujourd’hui. Je fume des clopes (en me jurant de bientôt arrêter maintenant que je dois me fournir en France …) à la fenêtre en regardant les gens vivent. J’hallucine de voir qu’il y a encore des gamins qui font halloween, je ne pensais pas que ça existait encore en France … Je suis toujours choqué de voir le nombre de personnes qui font les poubelles du quartier. Assez étrange de voir que certains le font pour survivre, alors que d’autres le font par conviction (hallucinant de voir tout ce qu’un marché U peut jeter chaque jour). Bref rien de passionnant …

 

Puis je repense à ce mec d’hier soir qui m’a laissé sous le charme. Je scrute 100 fois toutes ses photos sur Facebook. Et je me dis que tout ça à un air de déjà vu … Craquer sur un hétéro dans une soirée et qui pour peu qu’il soit un peu tactile, on va me dire «  Non mais il est ambigu » … Juste de quoi me faire espérer alors qu’il a une copine, etc. …

C’est énervant de reproduire sans cesse les mêmes schémas sans pouvoir lutter contre et ne s’en rendre compte qu’après.  Je suis assez lassé de ça. Finalement, j’en suis arrivé à la conclusion que je suis clairement fatigué de courir après mes rêves. Donc qu’il serait peut être temps un jour que je rentre dans la réalité et que j’arrête d’espérer … Mais je sais que cet espoir est ce qui nous tiens tous en vie. Le «  ça va venir », « ça sera mieux après » (que ce soit sur Terre, ou après la mort pour les croyants).

 

Je ne suis pas malheureux, je prends beaucoup moins les choses à cœur qu’avant, j’arrive à réaliser cet exploit de « relativiser »  mais j’en ai quand même marre d’attendre





[ désolé pour la bannière, ce n'est qu'un test ]

Par Jerem
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